Une bucket list de couple que l'on ouvre vraiment : six façons

L'équipe CoupleStars Aventure 3 min de lecture
Un couple regarde une tablette près d'une fenêtre en construisant ensemble sa bucket list de couple
Photo by Vitaly Gariev on Unsplash

Une bucket list de couple naît souvent un bon soir, devant un verre de vin, avec une application de notes ouverte sur le téléphone de l’un des deux. L’un tape « Patagonie », l’autre « voir des aurores boréales », et la liste reste intacte pendant trois ans. Rien de ce qu’elle contient n’est déplacé. Rien de ce qu’elle contient ne peut non plus se faire samedi prochain.

Arthur Aron et ses collègues, qui étudient ce qu’ils appellent l’auto-expansion (« self-expansion »), ont mené des expériences où les couples à qui l’on proposait des activités nouvelles et stimulantes à faire ensemble déclaraient une hausse de satisfaction, ce qui n’était pas le cas des couples à qui l’on proposait de simples activités agréables. Une bucket list est un endroit commode où ranger des choses nouvelles. C’est tout ce que cet article en dit, et les six idées qui suivent visent à en faire une liste dont on se sert.

Y mettre des choses faisables ce mois-ci

La Patagonie peut rester. À côté, on ajoute le ferry qui va jusqu’au bout de la ligne, le restaurant à deux villes d’ici devant lequel on passe sans cesse, la pluie de météores que l’on pourrait regarder depuis le parking d’une jardinerie fermée. Les petites entrées sont celles qui justifient la liste, parce qu’on les raye, et c’est le plaisir de rayer qui donne envie de rouvrir le document. Les façons simples d’essayer quelque chose de nouveau ensemble en fournissent de quoi faire.

Écrire deux listes avant d’en écrire une

Chacun dispose de dix minutes, seul, avec un stylo. Puis on lit à voix haute. Les recoupements passent en premier, et ils surprennent souvent plus qu’on ne l’imagine, car on dit rarement les envies discrètes tout haut : apprendre à naviguer, visiter la ville d’où venait une grand-mère, dormir une fois à la belle étoile. Le faire séparément compte, parce que celui qui parle le premier donne en général le ton, et la seconde liste devient sans qu’on s’en aperçoive une réponse à la première.

Garder la liste là où l’on tombe dessus

Une liste qui vit dans une application de notes finit comme celle griffonnée au dos d’une enveloppe. Oubliée. On la met sur le frigo, ou on l’épingle dans la note partagée que l’on utilise déjà pour les courses. On l’ouvre quand on organise un week-end, pas seulement quand on se sent ambitieux. Un coup d’œil à la liste un vendredi soir est souvent ce qui fait choisir un week-end à deux plutôt qu’une soirée de plus sur le canapé.

Associer un prix approximatif aux grands projets

Un couple assis sur un rocher face à un paysage de montagne
Photo de Sara Dubler sur Unsplash

Une entrée sans chiffre à côté n’est qu’une humeur. Celle qui porte la mention « environ 4 000 dollars, sans doute dans deux étés » est un projet qui a une forme. Le chiffre n’a pas besoin d’être exact. Il doit seulement être là. On voit alors, tous les deux, ce qu’un voyage demanderait au budget, et l’on décide si cela en vaut la peine. Si oui, épargner pour un objectif commun transforme un souhait vague en une somme mensuelle.

Laisser une entrée n’appartenir qu’à un seul des deux

La plupart des conseils disent de ne lister que ce que les deux désirent. On garde pourtant une place pour ce qui n’intéresse que l’un : le marathon, le cours de poterie, la soirée à un match de base-ball. Le rôle de l’autre est de conduire, de tenir le manteau et d’être là à l’arrivée. Cela signifie au partenaire que ses envies comptent même quand on ne les partage pas. Une liste faite uniquement de recoupements parfaits ne peut pas le dire.

Laisser des choses tomber, et se demander pourquoi

Certaines entrées vont s’éteindre doucement. Le saut en parachute était une jolie chose à dire en soirée, et personne ne s’est renseigné depuis un an. Ce n’est pas grave. C’est aussi une information sur ce qu’on voulait au départ.

Une bucket list a une limite qu’il vaut mieux admettre : elle peut tenir lieu de conversation, plus difficile, sur la vie que l’on veut mener. Une jolie liste d’expériences peut servir à éviter celle-là, et une entrée rayée n’est pas une direction commune. Rêver ensemble en couple aborde la version plus floue et plus lente. Garder la liste légère aide aussi pour la nouveauté dans une relation longue, car une liste courte qui change fait plus qu’une longue que l’on a terminée.

Six entrées, quelques-unes rayées, une qui n’appartient qu’à l’un des deux. C’est une liste honorable.

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