Comment gérer l'ex de son partenaire en faisant front commun
L’ex de son partenaire peut être un simple nom dans une invitation d’agenda, un coparent à qui l’on écrira encore pendant des années pour organiser les allers-retours des enfants, ou quelqu’un qui commente encore d’anciennes photos. Rien de tout cela ne signifie qu’il y a un problème. Cela signifie surtout que deux vies autrefois enchevêtrées ne se sont pas complètement démêlées. Apprendre à gérer l’ex de son partenaire relève moins de l’ex que de la façon dont on gère la situation à deux, plutôt que de laisser l’un s’occuper des émotions pendant que l’autre gère la logistique.
Comment gérer l’ex de son partenaire en équipe
La façon dont un couple gère un ex, surtout un ex qui envoie encore des textos au sujet d’un transfert de garde le vendredi ou qui se retrouve au même barbecue de quartier, en dit plus long sur son esprit d’équipe que presque n’importe quelle autre épreuve traversée par une relation. L’ex reste rarement le véritable problème. Ce qui compte davantage, c’est de savoir si les deux partenaires abordent la situation du même côté, ou si l’un a été discrètement laissé à se débrouiller seul.
Fixer les limites avant d’en avoir besoin
Les conversations sur les limites sont plus simples quand rien n’est encore en jeu. Avant que l’ex ne se présente à un anniversaire ou n’envoie un texto pour un changement d’horaire, discutez ensemble de ce qui vous convient. Un message de l’ex appelle-t-il une réponse immédiate, ou peut-il attendre ? Un appel téléphonique est-il réservé à ce qui concerne les enfants ? S’il existe des frais partagés, des frais de scolarité, un forfait téléphonique, traitez à part la question de comment fonctionne concrètement un foyer où l’ex reste dans le paysage. Rien de tout cela n’a besoin d’être rigide. Il suffit de le dire à voix haute, une fois, pour que personne n’improvise pendant que l’autre observe et interprète.
Laisser son partenaire prendre les devants avec l’ex
Quand des enfants sont concernés, le parent biologique continue à composer avec l’ex pendant des années après que la nouvelle relation s’est installée. C’est donc à lui, ou à elle, de mener cette conversation. Un nouveau partenaire qui s’implique trop tôt pour négocier les horaires de garde ou donner son avis sur la discipline, même avec les meilleures intentions, a tendance à compliquer la coparentalité, l’un des points de friction les plus fréquents au début d’une famille recomposée. Votre rôle ressemble davantage à une paire de mains supplémentaire qu’à une deuxième voix à cette table. Posez des questions, donnez votre avis quand on vous le demande, et continuez à fonctionner comme une équipe sans être celui ou celle qui tient le téléphone.
Nommer précisément ce qui se cache derrière la jalousie
Une jalousie vague est difficile à exprimer. Le partenaire n’a rien de concret auquel répondre. « Je n’aime pas que tu sois encore ami avec elle » produit en général des excuses qui ne règlent rien, ou une réponse défensive qui aggrave les choses. Il est plus utile, même si c’est moins confortable, de nommer le moment précis : « Je me suis tu quand tu as parlé d’aller prendre un café avec lui, et je ne sais pas vraiment pourquoi. » Le psychologue Mark Travers a expliqué comment ce type de jalousie envers le passé d’un partenaire remonte souvent à quelque chose de plus ancien que l’ex : la peur de ne pas être à la hauteur, ou d’être remplacé, bien plus que ce que fait réellement l’ex aujourd’hui. Cette tendance à se comparer à qui l’a précédé mérite d’être remarquée en tant que telle.
Ne pas devenir l’intermédiaire
Il est tentant, surtout au début, de faire transiter chaque inquiétude par un ami ou un groupe de discussion plutôt que de s’adresser directement à son partenaire. C’est ainsi qu’une petite tension se transforme en distance. Si la façon dont votre partenaire gère le contact avec l’ex vous dérange, c’est à votre partenaire qu’il faut en parler. C’est la franchise mutuelle qui préserve la confiance intacte, même avec une troisième personne encore dans le paysage, qu’il s’agisse d’un coparent, d’un ancien groupe d’amis, ou d’un nom qui revient encore lors des dîners de famille.
Quand la tension persiste des mois plus tard
Parfois, la tension ne retombe pas, et il vaut la peine de se demander à qui appartient vraiment le problème. Un ex qui ignore systématiquement les limites convenues, ou qui se sert des enfants pour joindre son partenaire, dessine un schéma qu’il faut aborder directement et avec constance, avant qu’il ne devienne la norme. Il existe aussi une version plus subtile de ce problème. Certains couples élaborent tout un système de règles, sans cesse révisé, pour gérer l’ex, une façon d’éviter une question plus difficile en dessous : le malaise vient-il vraiment de l’ex, ou de quelque chose de plus proche, jamais nommé ?
Rien de tout cela ne fait disparaître un ex, et ce n’est d’ailleurs pas le but. Les enfants ont toujours besoin de deux foyers qui fonctionnent. Les anciens groupes d’amis continuent de se croiser. Ce qui change, quand les limites sont posées tôt et que l’inquiétude s’exprime à voix haute plutôt que d’être gérée seul, c’est qui en porte le poids. Non plus un partenaire qui s’en occupe discrètement seul, mais deux personnes qui regardent la même chose.
Continuer la lecture
Guide pratique pour se faire de nouveaux amis en couple
Un guide pratique pour se faire de nouveaux amis en couple, pourquoi c'est plus difficile que seul, et comment bâtir une vie sociale partagée plutôt que de l'attendre.
Mélanger ses groupes d'amis en couple, un chevauchement à la fois
Un tour d'horizon concret pour mélanger ses groupes d'amis en couple : cinq façons simples de faire se rencontrer deux cercles sociaux, selon la recherche.
Les mythes du couple qui compliquent tout discrètement
Sept mythes du couple qui semblent pleins de bon sens mais compliquent tout, de l'amour qui devrait couler de source au conseil de ne jamais se coucher fâché.